Journée de l’abolition de l’Esclavage (2008)
Article mis en ligne le 9 mai 2008
dernière modification le 26 avril 2016
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Invitation aux journées de l’abolition de l’esclavage :

Vous êtes invité(e) aux journées commémoratives de l’esclavage organisées par le CLUB A45 à la maison des arts et de la musique, cour Victor Hugo, 45100 Saint Marceau, en face du lycée Charles Péguy (1 cours Victor Hugo ORLEANS Cedex 45002 )

Vendredi 9 mai 2008 :

20h30 - Chants
21h30 - Contes
Entrée Gratuite

Samedi 10 mai 2008 :

14h30 - Conférence débat sur l’abolition de l’esclavage
- Esclavage plus jamais ça par Patrice YENGO

(Sociologue et Politologue)
Entrée Gratuite et cocktails offerts

Le 27 avril 1848, un peuple qui depuis des siècles piétinait sur les degrés de l’ombre, un peuple que depuis des siècles le fouet maintenait dans les fosses de l’histoire, un peuple torturé depuis des siècles, un peuple humilié depuis des siècles, un peuple à qui on avait volé son pays, ses dieux, sa culture, un peuple à qui ses bourreaux tentaient de ravir jusqu’au nom d’homme, ce peuple-là, le [1], par la grâce de [2] et la volonté du peuple français, rompait ses chaînes et au prometteur soleil d’un printemps inouï, faisait irruption sur la grande scène du monde.

Et voici la merveille, ce qu’on leur offrait à ces hommes montés de l’abîme ce n’était pas une liberté diminuée ; ce n’était pas un droit parcellaire ; on ne leur offrait pas de stage ; on ne les mettait pas en observation, on leur disait : “Mes amis il y a depuis trop longtemps une place vide aux assises de l’humanité. C’est la vôtre.”

Et du premier coup, on nous offrait toute la liberté, tous les droits, tous les devoirs, toute la lumière.

Eh bien la voilà, l’œuvre de Victor Schoelcher. L’œuvre de Schoelcher, ce sont des milliers d’hommes noirs se précipitant aux écoles, se précipitant aux urnes, se précipitant aux champs de bataille, ce sont des milliers d’hommes noirs accourant partout où la bataille est de l’homme ou de la pensée et montrant, afin que nul n’en ignore, que ni l’intelligence ni le courage ni l’honneur ne sont le monopole d’une race élue.

 [3], extrait du discours prononcé le 21 juillet 1945 à l’occasion de la fête traditionnelle dite de Victor Schoelcher, publié dans Victor Schoelcher et l’abolition de l’esclavage, éditions Le Capucin, Lectoure, mars 2004, p. 58.

Notes :

[127 avril 1848

[2Victor Schoelcher

[3Aimé Césaire


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